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Tendances coiffure : les coupes incontournables pour une rentrée tout en mouvement

September s'impose, dans les pages de Cosmopolitan, comme la nouvelle année beauté: l'heure où l'on solde les pointes abîmées par l'été et où l'on redessine des lignes.

Tendances coiffure : les coupes incontournables pour une rentrée tout en mouvement

Les coiffeurs Dimitris Giannetos et Marc Ballance, interrogés par la rédaction, livrent leur diagnostic pour la rentrée — la douceur, le mouvement et la santé de la matière primeraient sur la surcharge visuelle. Une orientation qui, pour qui observe les fauteuils au quotidien, répond à une demande ancienne mais jamais formulée: des coupes qui travaillent avec la nature du cheveu plutôt que contre elle.

La géométrie de la frange vaporeuse

La frange, longtemps réduite à un trait droit ou à un rideau sage, se réinvente cette saison dans un registre plus aérien. Comme le souligne Dimitris Giannetos, la frange vaporeuse s'impose à condition de s'appuyer sur un dégradé intentionnel — une superposition de mèches fines qui dessine un contour sans écraser la longueur. L'effet est moins celui d'un ajout que d'une sculpture autour du visage, qui révèle les teintes chaudes — auburn, châtain profond — actuellement en circulation. La justesse tient à l'épaisseur du peigne et à l'angle de coupe: trop dense, la frange perd sa légèreté; trop éparse, elle disparaît dans le mouvement général.

Le retour des couches en cœur

Pour les longueurs médianes, Giannetos propose ce qu'il nomme les « Love Layers », une variation contemporaine du C-cut. Le principe est limpide: des étages en forme de cœur qui gonflent la couronne tout en affinant les pointes, produisant un mouvement naturel qui dessine le visage sans effort apparent. Le coiffeur cite son travail sur Gigi Hadid en référence. À observer au fauteuil: ce type de dégradé demande un séchage dirigé, car la structure ne tient pas seule — c'est l'air du brushing qui révèle la géométrie. Sans cette étape, la coupe reste un croquis; avec elle, elle devient architecture.

Du pixie qui s'évade au clavi cut assumé

Les longueurs courtes ne sont pas en reste. Le « flixie » — pixie en phase de repousse, prolongé de mèches qui s'évasent vers l'extérieur — continue de s'imposer après les exemples de Gracie Abrams ou Zendaya, avec raie latérale et mèches frontales balayées comme éléments de style. Pour celles et ceux qui hésitent entre deux longueurs, le clavi cut propose une réponse précise: une coupe courte à mi-longue qui transforme les longueurs post-bob en intention assumée. Marc Ballance s'inspire du lob allongé de Hailey Bieber pour étirer cette ligne jusqu'à la clavicule, évitant l'effet « pousse transitoire » qui désespère tant de clientes en salon.

Ce que cela change au fauteuil

Trois principes guident la saison, et ils ne sont pas neufs — seule leur mise en œuvre se précise. Premièrement, le dégradé visible mais discret reste la clef des longueurs médianes. Deuxièmement, le mouvement prime sur le volume statique: une coupe réussie se lit dans la marche, pas dans la pose. Troisièmement, la matière du cheveu — sa densité, sa texture, son état après l'été — dicte la technique, et non l'inverse. Les clientes qui souhaitent repartir sur l'une de ces lignes gagneront à venir avec une référence de mouvement plutôt qu'avec un nom de coupe: le vocabulaire varie d'un salon à l'autre; la géométrie, elle, ne ment pas.

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