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Tendances coiffure : les 6 coupes incontournables pour la saison automne-hiver

Selon Madame Figaro, l’automne-hiver 2026-2027 fera cohabiter deux géométries capillaires presque incompatibles: le mouvement volontairement froissé et la ligne parfaitement nette.

Tendances coiffure : les 6 coupes incontournables pour la saison automne-hiver

Après plusieurs mois consacrés aux coupes faciles à vivre, les podiums et les personnalités les plus observées remettent en scène le volume, les longueurs denses, les tresses et les carrés au cordeau. Pour les clientes, l’enjeu ne sera pas de suivre un mot d’ordre — le cheveu se moque assez volontiers des diktats — mais de choisir la structure qui respecte sa matière et ses proportions.

Du désordre construit au volume rétro

Le coiffé-décoiffé reste l’une des silhouettes les plus visibles. Chez Erdem, les cheveux apparaissent au naturel, avec une raie floue et des mèches froissées; chez Moschino, le brushing gagne en ampleur tout en laissant échapper quelques mèches libres. Giorgio Armani joue, lui, sur des longueurs glissées nonchalamment dans les cols roulés. Le paradoxe est précis: pour donner l’impression de ne pas avoir travaillé sa coiffure, il faut souvent travailler le mouvement avec méthode.

La reproduction repose sur la matière existante. Il s’agit de préserver le mouvement naturel, puis d’ajouter de la densité avec un spray texturisant. Les longueurs peuvent ensuite être brossées à contresens afin de créer tenue et gonflant. Sur un cheveu très lisse, le résultat demandera davantage de préparation; sur une matière déjà souple ou ondulée, la ligne de fuite est plus immédiate.

Dans la même famille de volumes, les brushings rétro XXL réintroduisent une silhouette plus spectaculaire. Ils ne réclament pas nécessairement une coupe radicale, mais une construction suffisamment pleine pour soutenir l’ampleur. Le volume, ici, n’est pas un simple supplément décoratif: il modifie l’équilibre du visage et déplace le centre de gravité de la coiffure.

Six lignes, six manières de distribuer la masse

Les love layers prennent le relais de la très structurée butterfly cut dans une version plus douce. Le dégradé est fondu autour du visage et sur les pointes, sans démarcations franches. Il crée du mouvement et du volume tout en conservant une impression de légèreté, aussi bien sur cheveux lisses que bouclés. C’est une option intéressante pour celles et ceux qui veulent du relief sans la cassure graphique d’un dégradé très dessiné.

À l’opposé, le blunt bob impose une ligne droite, située au menton ou légèrement sous la mâchoire. Sans dégradé ni effilage, il donne immédiatement une impression de densité — notamment lorsque le cheveu est fin. Ultralisse, il accentue son caractère architectural; légèrement texturisé, il devient plus souple. La justesse de la longueur sera déterminante: quelques centimètres suffisent à faire basculer le carré d’une structure nette vers une forme plus compacte.

La whisper fringe, ou frange chuchotée, allège le front au lieu de le barrer. Fine, effilée et vaporeuse, elle laisse entrevoir la peau et se fond plus facilement dans les longueurs qu’une frange pleine. Elle constitue une entrée mesurée dans l’univers de la frange: le changement est visible, mais la coupe conserve ses lignes de fuite et ses mouvements naturels.

Enfin, les tresses reviennent sous des formes multiples, tandis que les longues chevelures gagnent en présence. Aufeminin.com rapporte que les professionnels voient s’affirmer des longueurs plus denses, avec des coupes pleines et des carrés eux-mêmes plus fournis. La publication évoque également les extensions comme une solution destinée à obtenir plus facilement cet effet de masse, en mentionnant les bandes ultra-fines GL Wefts de Great Lengths et leur présentation dans un espace dédié de DESSANGE à Paris.

Ce qu’il faut vérifier au salon

Avant de demander l’un de ces six styles — coiffé-décoiffé, brushing rétro, love layers, blunt bob, whisper fringe ou tresse — il faut d’abord regarder la densité réelle des cheveux, leur mouvement et le temps disponible pour les coiffer. Une ligne droite amplifie la matière; un dégradé la redistribue; une frange modifie immédiatement les proportions du visage. Ces effets ne sont pas interchangeables.

La saison privilégie donc moins une coupe unique qu’un jeu de contrastes: longueurs pleines contre dégradés fondus, volume assumé contre minimalisme graphique, discipline de la ligne contre désordre calculé. La bonne décision ne sera pas forcément la plus visible, mais celle qui conserve une cohérence entre la structure de la coupe et la façon dont les cheveux vivent réellement au quotidien.

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